Où en sont les partis aujourd’hui ?

Mais au fait, qu’est-ce que la parité ?
Pourquoi 45-55 % plutôt que 40-60 % ?
Parce que le point de référence de la parité demeure 50 %, et que 45-55 % constitue une marge raisonnable autour de cet objectif pour tenir compte des aléas du recrutement politique. À 60-40 %, un genre demeure représenté une fois et demie plus que l’autre.
Et 45 % de candidates ne donneront pas automatiquement 45 % d’élues : pour atteindre la parité au Parlement, il faut partir d’un bassin de candidatures féminines plus élevé et positionné dans des circonscriptions gagnantes.
Pourquoi ne pas exiger exactement 50 % des candidatures ?
Parce que les processus de recrutement et d’investiture comportent des aléas que les directions de partis ne maîtrisent pas entièrement, bien que 50% demeure l’idéal.
Pourquoi regarder les circonscriptions où les femmes sont candidates ?
Parce qu’une parité numérique des candidatures peut coexister avec une sous-représentation des femmes parmi les personnes élues. Encore faut-il que les femmes soient candidates dans des circonscriptions où elles ont de réelles chances d’être élues.
Pourquoi 50 % pour les nominations ?
Parce que le résultat est alors directement contrôlé par l’autorité qui procède aux nominations. Il n’y a donc pas d’aléa électoral à invoquer : lorsque le pouvoir de choisir est entièrement maîtrisé, la parité doit l’être aussi.
Ce que demande le GFPD
Notre proposition
Inscrire dans la loi une zone paritaire de 45 % à 55 % des candidatures des partis politiques.
Pour les nominations
Consacrer le principe d’une représentation à parts égales des femmes et des hommes, notamment au Conseil des ministres.
Et mesurer plus que le nombre
Veiller à un accès équitable aux sièges offrant de réelles perspectives d’élection.